Que fait un jeune bassoniste à la fin de ses vacances ? Il prépare sa rentrée, comme tout le monde ! Et en pleine nature. C’est ce qui a été fait au centre de vacances « Landersen » de Sondernach durant une semaine.

 

Pour clôturer le stage de basson, les jeunes ont donné un concert de cet instrument. PHOTO DNA-Julien kauffmann

Une semaine de « prérentrée » (selon un parent d’élève) qui s’est terminée dimanche dans l’après-midi par une sympathique audition sous le regard bienveillant et avisé du prof de basson du conservatoire de Colmar, M. Deuleurence.

Audition où se sont même retrouvés quelques petits à la flûte à bec, voire au piano. Vous avez dit basson ? Voilà un instrument peu couru des jeunes et, pourtant, ils étaient environ une dizaine ce jour-là à présenter des pièces avec leur instrument de prédilection. Un grand bravo à eux.

Technique, vélocité, pose du son

Le basson, pour la petite histoire, est la basse du hautbois et du cor anglais (qui n’a rien d’anglais et qui n’est pas un cor). Un instrument grandement utilisé par Bach, Haendel, Telemann, Vivaldi, mais aussi Mozart, Weber, Prokofiev, Russel, Bitsch etc.

Comme tous les instruments - quasi -, le basson a connu une évolution à travers les âges et ce sont les Allemands Almenräder (1786-1843) et Heckel (1812-1877) ainsi que les fils de ce dernier qui lui ont donné son mécanisme moderne (et sa sonorité).

Puis, d’autres encore ont travaillé à son amélioration, notamment des facteurs français, voire le sémillant Adolphe Sax ! C’est finalement Eugène Jancourt (1815-1901) qui a construit le premier vrai basson français.

Cet après-midi-là, devant leurs parents, les jeunes musiciens, avec fierté, ont fait preuve de leur savoir-faire, de ce qu’ils ont su acquérir au courant de ces journées dans un endroit idyllique, si propice à l’étude, fut-elle musicale.

Sans aucun doute, des acquis en terme de technique, de vélocité, de pose du son. De virtuosité peut-être ?

De toute façon, une meilleure compréhension, une connaissance plus approfondie de leur instrument, de la façon de s’exprimer, se tenir, de faire de plus en plus corps avec lui, condition sine qua non pour tout musicien en devenir ou confirmé.

Foi de musicien, belle manière de se faire plaisir tout en faisant plaisir aux autres. En musique.

Le lycée Camille-Sée a ouvert, vendredi à 13h, son auditorium aux jeunes bassonistes de la classe de Alain Deleurence, professeur au conservatoire à rayonnement départemental de Colmar.

Les jeunes bassonistes du conservatoire en audition devant les élèves de Camille-Sée. PHOTO DNA

Le professeur a parlé avec passion de l’instrument et de son vaste répertoire. Il n’a pas manqué de souligner la difficulté de jouer devant un public. Ce moment musical a été l’occasion pour les élèves de 2n des Arts du son du lycée de se familiariser avec la sonorité si caractéristique de cet instrument et pour les bassonistes de roder le programme de leur prochain concours.

Cette rencontre chaleureuse a marqué le renouveau d’une collaboration entre le lycée et le conservatoire. L’intégration d’élèves, issus de l’école de musique dans les classes d’option musique du lycée, devrait être facilitée par l’aménagement d’horaires proposés à la prochaine rentrée pour les élèves inscrits en 2n des Arts du son, en 1re et Terminale L musique (option de spécialité 5h/semaine, coefficient 6 au baccalauréat).

Prochain rendez-vous facile à retenir, le 14 février de 9h à 11h30 aux portes ouvertes du lycée Camille-Sée avec présentation des deux options musique et l’après-midi à 15h30, l’audition de basson au conservatoire. Parmi les élèves qui ont fait la démonstration de leur talent, Mathias 9 ans en 3e année au conservatoire : «Je pense que ma vocation est née par le fait que ma maman jouait de la flûte à bec, j’aime le basson pour sa taille et son beau son grave». Laure 11 ans en 5e année : «Ma maman jouait de l’orgue et moi j’étais plutôt attirée par le violon, c’est à l’occasion d’une porte ouverte à l’école de musique, que l’on m’a dit que j’avais du souffle, ayant eu l’opportunité d’essayer différents instruments, j’ai été particulièrement séduite par le basson».

Dans le cadre des journées européennes du Patrimoine, le Musée Unterlinden a ouvert ses portes au public, mais aussi aux élèves et aux professeurs musiciens du Conservatoire.

Jeunes et même très jeunes, les instrumentistes ont donné une belle prestation dimanche au musée Unterlinden devant un public très attentif. PHOTO DNA Jeunes et même très jeunes, les instrumentistes ont donné une belle prestation dimanche au musée Unterlinden devant un public très attentif. PHOTO DNA

Le musée en pleine mue est un des musées des Beaux-Arts de province les plus visités de France. De la galerie du cloître au premier étage, en ce dimanche matin, sortaient des sons graves et veloutés. Ceux-ci étaient le fait de l’ensemble de bassons du Conservatoire à rayonnement départemental sous la direction d’Alain Deleurence, qui offrait un beau spectacle musical au public. L’occasion pour les curieux d’approfondir leurs connaissances du basson, instrument singulier qui ouvre le Sacre du Printemps d’Igor Stravinsky est la basse et le ténor de la famille du hautbois.

Gros plan sur le basson

Cet instrument à vent à anche double et perce conique formé de quatre éléments en bois et d’un bocal en métal est apparu au XVIe siècle en Italie. Encore mal connu, cet instrument est pourtant un pilier des orchestres symphoniques. Son utilisation exige un effort considérable en raison de son poids et une agilité à cause de la disposition curieuse des clés.

Les élèves du Conservatoire à rayonnement départemental de Colmar et leur professeur, Alain Deleurence, ont exécuté quelques œuvres choisies pour le plus grand plaisir du public.

L’auditorium de la médiathèque de Colmar a permis, samedi, aux auditeurs d’assister à la rencontre entre les bassonistes du conservatoire de Colmar et ceux de l’académie de musique de Monaco.

Colmariens et Monégasques réunis autour du basson. Photo Jean-Louis Lichtenauer

Décidément, grâce à Alain Deleurence et ses élèves de la classe de basson, cet instrument gagne ses galons à Colmar en multipliant les concerts. En effet, après la rencontre nationale de février qui avait rassemblé une centaine d’instrumentistes, le stage organisé au centre de vacances de Landersen en août et son concert de clôture, voilà que cette phalange a récidivé. Grâce aux liens qu’avait noués l’association de parents d’élèves Colmar basson, présidée par Pascal Thomas, le concert de ce samedi 28 décembre à la médiathèque de Colmar a vu huit élèves de l’académie de musique et de théâtre fondation Rainier III de Monaco se joindre aux locaux. Selon Alain Deleurence, cette prestation commune montre que les mille kilomètres séparant ces deux villes ne sont pas un obstacle, dès lors que le choix des œuvres était fait, chacun les répétant de son côté. À l’écoute dans l’auditorium, nul ne se rendait compte qu’une seule répétition commune avait eu lieu, le groupe, hébergé chez les familles colmariennes, n’étant arrivé que la veille, tant l’harmonie régnait entre les diverses voix instrumentales, que ce soit sous la direction de l’enseignant colmarien ou du Monégasque Michel Mugot qui, anniversaire oblige, a eu la surprise d’entendre les jeunes interpréter Happy birthday.

Programme choisi par les bassonistes

Instrument le plus beau du monde, au dire d’Alain Deleurence, à l’étendue importante comme le violoncelle, dans les registres de basse et de ténor, le fagot, son autre nom dû au fait que les parties du long tuyau en bois sont liées et fagotée sensemble, est fréquemment utilisé en duo, comme l’ont fait les deux enseignants dans des airs du Barbier de Séville de Rossini. «Chaque pièce a un but pédagogique. Même si on se détend un peu en swing, avec «Swinging sessions for bassoons» de Mike Walton, c’est aussi du travail. Je laisse beaucoup de choix aux élèves, c’est pour cela que sont joués, en plus d’œuvres du répertoire, des classiques du cinéma comme «Indiana Jones» ou «Star Wars», comme quoi, avec des bassons, on peut tout faire» conclut Alain Deleurence qui prépare d’ores et déjà, avec l’association des parents d’élèves, le déplacement des Colmariens dans la Principauté au mois d’avril.

Jean-Louis Lichtenauer

L’ensemble des élèves bassonistes de Colmar et Monaco. PHOTO DNA-C.S.

Deux classes de bassonistes, l’une de Colmar et l’autre de Monaco ont profité du lendemain des fêtes pour offrir au public l’exécution de quelques ouvres choisies, uniquement avec leur instrument de prédilection.

Le registre étendu du basson (trois octaves et une quinte) permet la transcription pour différents pupitres d’une même tonalité, des parties habituellement jouées par différents instruments.

Sur une Fanfáry du tchèque Linek ou un madrigal de Thomas Marley, la vingtaine de jeunes exécutants se concentre sur la justesse de ton.

Sur d’autres titres, notamment des extraits d’ Indiana Jones et de Star Wars les musiciens semblent plus à l’aise et insufflent une cadence toute vivace. Car le basson, plus mélancolique dans le registre mélodique et ses fréquences les plus aiguës, sait aussi se montrer groovy. Les deux formations se retrouveront au mois d’avril à Monaco pour partager leur passion du basson avec le public monégasque.